Les salarié-e-s font les frais de l’inertie politique
A Viège, l’entreprise Lonza vient de faire passer la durée hebdomadaire du travail de 41 à 43 heures, une mesure qu’elle considère nécessaire en raison des difficultés économiques à laquelle la soumet la force du franc. Les craintes du PS se voient ainsi confirmées : face à la crise monétaire, les milieux économiques tentent de préserver leurs marges en en affectant les coûts à leurs propres employé-e-s. Pendant ce temps, le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann répugne à s’en mêler et assiste en spectateur à cette évolution néfaste qui menace des dizaines de milliers d’emplois. Pour le président du PS Suisse Christian Levrat, « cette léthargie est inadmissible : le ministre de l’économie prend manifestement le problème trop peu au sérieux. Il est ainsi inacceptable que les salarié-e-s fassent les frais de l’inaction du gouvernement ». Le PS exige la prise immédiate de mesures contre l’appréciation du franc avant que d’autres entreprises ne fassent peser les risques de change sur leurs salarié-e-s, déterminent les salaires en fonction du cours de l’euro, augmentent le temps de travail pour une rémunération identique, menacent de supprimer des places de travail ou de délocaliser leur outil de production. C’est d’ailleurs la teneur d’une résolution prise samedi dernier par son Assemblée des délégué-e-s à Olten. Si le Conseil fédéral refuse de s’activer, ce sera au Parlement de le faire. Le Groupe socialiste souhaite notamment évoquer la question du franc fort dans le cadre d’une session extraordinaire cet automne.







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